Economiste de formation, Mariam possède une très longue expérience dans les ateliers de formation nationaux et internationaux sur les questions liées au Genre et à la Démocratie essentiellement. Après avoir œuvré au sein de plusieurs Organisations Non Gouvernementales dont le Programme National de l’Education à la Citoyenneté (PNEC) et le Programme d’Appui à la Décentralisation/Déconcentration de l’Education (PRADDE-PC), elle a dirigé le Bureau exécutif d’Amnesty International Mali de 2013 à 2015.

Cette femme, humble et intègre, jouit d’une excellente réputation auprès des partenaires stratégiques, des autorités locales et de la société civile malienne dont elle est issue. Son calme et sa sagesse, ses connaissances, sa discrétion mais aussi sa détermination sont autant de forces inextinguibles dans lesquelles elle puise pour combattre les inégalités quel qu’elles soient.

C’est donc à la fois une joie et un privilège de la compter parmi les membres de la mission EUCAP Sahel mali depuis l’été 2015. Elle y a d’abord été employée comme formatrice puis comme conseillère pour les questions de Genre et de Droits de l’Homme. Remarquée par son implication et sa créativité, « Tantine »  est devenue incontournable  dans l’équipe d’Olivier, conseiller expert en Droits de l’Homme.


« Ma motivation n’a cessé de croître pendant la crise, devant certaines violations des Droits de l’Homme. Mon but était déjà de lutter pour le bien-être des gens. J’ai d’ailleurs participé au plaidoyer contre la hausse de ces violations et des brutalités. J'estime que c'est mon devoir d’aider mon pays. Travailler pour la mission EUCAP est une formidable opportunité. Cela cadre vraiment avec mes aspirations. Cela me permet aussi d’aborder les choses sous un angle différent. Je trouve très enrichissant de travailler au contact des forces de sécurité intérieure, de pouvoir dialoguer avec ces hommes et ces femmes, de la base jusqu’aux cadres supérieurs. Beaucoup ont une approche encore martiale des Droits de l’Homme, semblable à la loi du Talion dans certains cas. Mais les mentalités évoluent. Nous avons travaillé ensemble pour la promotion de ces Droits universels. Depuis l’année dernière, la formation initiale des policiers, gardes et gendarmes intègre la question du Genre et des Droits de l’Homme. A mes yeux, c’est une belle victoire que l’on doit à EUCAP et à tous les partenaires qui ont uni leurs voix.

Et puis, quand je vois mes collègues internationaux qui ont quitté leur pays pour nous renforcer, c’est une source de motivation supplémentaire, une inspiration. J’apprends beaucoup de ce multiculturalisme et cette sensibilité. C’est un vrai partage. Une richesse inattendue. »